Altitech réalise des interventions techniques en grande hauteur et d'accès difficile. Exécute les opérations de nettoyage, de maintenance, de réfection ou de protection extérieurs de bâtiments à l'aide de cordes, nacelles, selon les règles de sécurité.

Les news d'hier et d'aujourd'hui...


L'ascension d'Altitech

Le Progrès - ...

Il est des métiers qui sortent vraiment de l'ordinaire. Le genre de job où il ne faut pas avoir le tournis par exemple. C'est le cas des employés de la société Altitech, entreprise Villeurbannaise spécialisée dans les travaux à grande hauteur. Des travaux acrobatiques certes mais qui ne signifient pas que les employés d'Altitech réalisent chaque jour un numéro de cirque. Le vertige? Didier Souche ne l'a pas vraiment eu lorsque qu'en 1986 il décide de créer son entreprise. De deux employés au départ, ils sont aujourd'hui une quinzaine à escalader des cheminées, des silots à grains, des HLM, des clochers ou bien encore des falaises. Dernièrement certains lyonnais ont pu découvrir les employés d'Altitech gravir les cheminées de l'Hôpital Ed. Herriot en vue de réparations diverses. «Nous avons aussi fait le nettoyage de la Tour Suisse» ajoute Didier Souche. L'installation d'éclairage et de sonorisation au stade de Gerland, c'est également ALTITECH. Tout comme l'installation de la charpente métallique à la Halle Tony Garnier.

Altitech veut prendre encore plus de hauteur à long terme

Nous recrutons des guides de haute montagne ou  des spéléologues qualifiés. Mais notre objectif est d'embaucher des gens qui sont doués dans le métier. Ensuite, ont les conduits aux travaux acrobatiques. C'est la qualité du travail qui compte avant tout explique Didier SOUCHE. Enfin très peu d'accidents du travail sont à enregistrer car les risques sont minimisés et le personnel extrêmement qualifié ajoute le directeur. Présente dans différents secteurs d'activité la société réalise un chiffre d'affaires de 5 MF. Et vu la demande du marché sur le plan national, le jeune chef d'entreprise lyonnais envisage l'ouverture de plusieurs agences en France.

 


Une entreprise à la hauteur

Le progrès - ...
Passage de câble dans la station de pompage de la tranche 5 : les techniques de la haute montagne appliquée à l'industrie

Le 7 décembre dernier, Altitech, spécialiste en travaux acrobatiques, a effectué le passage d'un câble d'alimentation électrique dans les locaux de la station de pompage de la tranche 5. Ce n'est pas la première fois que ces grimpeurs d'un genre peu commun interviennent sur le site.

Située à Villeurbanne, Altitech existe depuis 1986 et emploie 10 à 15 personnes. Elle exerce son activité non seulement sur la région Rhône-Alpes mais aussi sur tout l'Hexagone.

Ses principaux clients : Alsthom, Elf-Atochem, Elf, France Télécom et EDF. Elle a effectué, entre autres, des travaux de lavage de vitres sur la salle des machines de Saint-Alban. Précédemment, elle était intervenue à Bugey sur les tuyauteries extérieures pour des soudures. Les techniciens qu'elle emplois sont tous issus du corps des guides de haute montagne ou sont d'anciens spéléologues, électriciens ou maçons de formation. Ils interviennent sur les bâtiments de grande hauteur, les clochers d'église, les barrages, les pylônes... Ils travaillent aussi pour la direction départementale de l'Equipement en pays de montagne, pour la pose de grillages contre les éboulements ou sur les falaises.

Rien n'est laissé au hasard dans leurs interventions qui peuvent paraître périlleuses pour les néophytes. Pour certains travaux, cette technique évite l'installation d'échafaudages plus coûteux. Ils permettent aussi de gagner du temps : sur la tranche  5, les travaux sur la station de pompage auraient duré 3 à 4 jours 'y compris le montage, et le démontage, de l'échafaudage). Altitech est intervenue avec deux techniciens pendant une demi-journée et cela sans perturber les autres chantiers
Martine Raulet

 


Ils savent tout faire du moment que cela se passe dans les airs

Le Progrès - ...
VERTIGE - Ils savent tout faire, du moment que cela se passe dans les airs. Depuis trois ans Bernard Volle et Didier Souche se sont spécialisés dans les travaux en altitude. Le long des façades, des parois, sur la girouette des clochers, ces férus d'alpinisme travaillent en se faisant plaisir.

Pour nous, c'est une habitude de travailler dans le vide. On ne se rend plus compte de rien. Parfois, je regarde en bas et je me dis "tiens, c'est vrai c'est haut". A trente trois ans, Bernard Volle est devenu un spécialiste du vide, un acrobate du quotidien. Accroché au bout d'une corde, secoué par les vents au sommet du silo à grains, il travaille. A cinquante, cent ou deux cent mètres d'altitude. Pour l'heure en bleu de travail, sur son nouveau chantier de Toussieu, il peint de grosses lettres en couleurs, au sigle de la société GAIC. Un travail qui devrait durer trois jours, si le vent le permet, "ça souffle beaucoup là-haut. On a déjà perdu notre pochoir en forme de G, cassé net par le vent".

Toute la journée le baudrier autour de la taille, le "descendeur" dans une main et le pinceau dans l'autre, il s'active. Comme si de rien n'était. "Je ne dis pas que nous n'avons pas peur. Cela arrive. Mais nous ne connaissons pas le vertige. Le vertige, c'est une maladie. Celui qui en est atteint ne peut absolument rien faire."
 

Des chantiers haut perchés

Voilà maintenant trois ans que Bernard Volle et son jeune associé de 23 ans, Didier Souche, ont décidé de passer leurs journées dans les airs. En créant une société spécialisée dans les travaux d'altitude, Altitech, basée à Villeurbanne. Une société capable de tout faire, à condition que cela soit haut perché. Sur les façades, les parois, le long des charpentes ou sur la girouette des clocher. Par goût pour les techniques d'alpinisme. Mais aussi par nécessité. Car, à l'origine, rien ne les prédisposait à grimper le long des châteaux d'eau ou à s'accrocher aux tuiles des toits. "Ce n'était pas notre spécialité. Mais à la même époque, nous nous sommes retrouvés au chômage.

Gros chantiers, l'équipe comprend parfois une quinzaine de personnes, tous férus d'alpinisme et spécialistes en maçonnerie, peinture, électricité ou autre suivant le cas. Un marché qui est encore appelé à se développer tant la demande est forte.

 


Altitech hausse le son à Gerland

Le progrès - ...
Cette jeune société, spécialisée dans les travaux à grandes hauteurs, vient de mettre en place, en collaboration avec Roiret, le nouveau système de sonorisation de Gerland.

L'originalité d'Altitech, c'est de mette les techniques de l'alpinismes et de la spéléologie au service du bâtiment, des travaux publics et du génie civil. La preuve : la société vient d'installer le matériel de sonorisation (fourni par Roiret) du stade Gerland, en un temps record, quatre jours et demi seulement, alors que l'édification d'un échafaudage aurait nécessité un mois.

Résultats : un gain de temps considérable, et des coûts réduits. C'est pour ces raisons d'ailleurs que les entrepreneurs régionaux, mais également la ville de Lyon, font de plus en plus souvent appel à Altitech (à titre de sous-traitant), qui leur offre sa souplesse et sa rapidité d'action pour des missions ponctuelles.

Ainsi, dis mois après la création de leur société, les trois jeunes responsables d'Altitech commencent à souffler un peu. Le bouche à oreilles semble bien fonctionner dans le milieu du bâtiment travaux publics et le carnet de commandes de la jeune entreprise s'étoffe peu à peu. Il est vrai qu'Altitech a choisi un créneau pointu mais particulièrement porteur : les travaux en haute altitude. La démarche est originale, la société emploie des hommes qui ont en commun une même passion, l'alpinisme. C'est ainsi que de nombreux guides de haute montagne, des électriciens, des ingénieurs électroniciens peuvent se permettre de concilier leur loisir préféré et leur travail.

 
"Impossible n'est pas Altitech"
Altitech a deux spécialités : l'électronique et le bâtiment. Sa gamme de prestations est étendue puisque la société peut aussi bien nettoyer les vitres d'un immeuble à la demande d'une régie, que pratiquer la réfection d'un clocher ou d'une cheminée d'usine. Outre les petits contrats réguliers, tels que la pose d'antennes de télévision, Altitech s'est spécialisée dans les travaux particulièrement délicats, nécessitant un savoir-faire sans faille. C'est aussi que la société s'occupe de purges de falaises, de pose de grillage ou débroussaillage sur des parois verticales.

Le principe est simple, Altitech intervient là où la mise en place d'un échafaudage est techniquement impossible ou peu souhaitable en raison de contraintes de temps. C'était le cas pour Gerland, et peut-être prochainement pour la consolidation du mur soutenant la colline de la Croix Rousse à hauteur du quai Lassagne. A l'heure actuelle, les entreprises spécialisées dans les travaux à grandes hauteurs sont peu nombreuses. Concentrées principalement dans la région grenobloise elles sont en majorité artisanales. C'est pourquoi les responsables d'Altitech entendent bien étoffer leurs structures, aussi bien en matériel qu'en effectif, étendre leur rayon d'action, bref, devenir le premier de cordée.

D'ici la fin de l'année, la société prévoit de passer des contrats en Belgique, Suisse et Italie. A plus long terme, Altitech fera ses premiers pas en grande-Bretagne.
 
Valérie Martin

 


Perrache : un lustre bien lustré

Le progrès - ...
Deux guides de haute montagne passeront leur journée pendus dans le vide pour nettoyer le lustre monumental du centre d'échange de Perrache.
Les produits de nettoyage sont classiques et ils utilisent des chiffons humides : là s'arrête les similitudes avec un nettoyage ménager. Car pour le reste, la technique employée pour dépoussiérer le lustre monumental qui éclaire le centre d'échange de Perrache depuis 1976 tiens d'avantage de l'alpinisme que de la dextérité manuelle. Ce sont d'ailleurs deux guides de haute montagne qui travailleront aujourd'hui encore "en artificiel" c'est-à-dire pendus dans le vide par des baudriers et en toute sécurité, sur un chantier commandé par la Communauté urbaine.
 
Spécialisée dans les travaux acrobatique, Altitech, PME villeurbannaise, réalise pour la première fois le nettoyage du lustre jusqu'a présent effectué grâce à l'installation d'un échafaudage, synonyme de coût élevé pour la Communauté urbaine et le centre de Perrache, qui avec cette nouvelle technique, gagne en rapidité d'intervention (deux jours seulement) en encombrement des locaux (un simple balisage au sol suffit) et donc en budget : de 147 000 francs déboursés en 1986, on tombe à quelques 10 000 francs pour cette intervention...
 
Durant cette deuxième et dernière journée de travail, aucune difficulté particulière ne devrait perturber le travail des deux spécialistes du vide, d’avantages habitués des chantiers extérieurs tels la pose de grillage au dessus de l'Homme de la Roche, ou la purge de façades d'immeubles. Les passants eux, devraient être d'avantage impressionnés par le travail et la dextérité de ceux qui passent, avec passion, leurs journées dans les airs, et choisissent encore, pour leurs loisirs, d'aller s'accrocher à d'autres parois...
B.G.

 


Lustre de Perrache : une "Première hivernale"

Le progrès - ...
Installé en 1976 le lustre monumental du centre d'échange de Perrache à Lyon pose, depuis lors, un problème... de nettoyage. Lors du passage du dernier coup d'éponge, en 1986, la communauté urbaine de Lyon et le centre d'échange avaient choisi la technique classique de l'échafaudage, ce qui avait entraîné une lourde addition : environ 150 000 francs. Cette fois grâce à la participation d'Altitech, une société de Villeurbanne spécialisée dans les travaux acrobatiques, le nettoyage à duré deux jours pour un devis s'élevant à 10 000 francs, et ne nécessitant pas  la mise en oeuvre d'un matériel lourd. Deux guides de haute montagne ont travaillé, chiffon en main, en technique de "grimpe artificielle" : simple et efficace pour une "première hivernale". Un petit entraînement avant d'attaquer d'autres parois plus naturelles...

 


Entre ciel et terre

Le progrès - ...
Altitech, jeune société villeurbannaise, s'est spécialisée dans les travaux à grande hauteur. Une activité qui prend de l'altitude.
 
Cent dix mètres. La cheminée de Creusot Loire n'y va pas de main morte. Seule manière de colmater la brèche au sommet : l'escalade. Créée 
en octobre 1987, Altitech comme ses 25 concurrentes françaises ne montre le bout de son nez que pour les travaux de l'impossible. Spéléologue de formation et de passion, Didier Souche et Bernard Volle, seuls salariés de la société, ne recule devant aucun travail, pourvu qu'il se déroule à plus de 10 mètres au dessus ou en dessous du sol. A cette altitude le marché est en pleine croissance. Elagage sur les pentes des quais de Saône ou du Rhône, pose de grillage de protection, réparation de toits...

 
Notre domaine d'activité est sans limite, précise Bernard Volle. Nous travaillons tant pour le bâtiment que pour le génie civil ou les travaux publics
Dernière très grosse commande, l'éclairage de la Halle Tony Garnier. Un travail de 4 mois pour 7 personnes. Nous travaillons beaucoup avec les guides officiels de haute montagne. Notamment avec ceux de Chamonix, explique Didier. "En plus de leur diplôme la plupart sont maçon, électricien ou charpentier." Faire appel à des as de la grimpette rentre pleinement dans une logique économique. La location journalière d'un échafaudage ou d'une nacelle coûte entre 2000 et 20 000 francs. Contre 1000 francs par jour pour un guide. Altitech qui compte avant tout sur sa souplesse de fonctionnement et sur l'hyper professionnalisme des ses collaborateurs pour faire face à la concurrence. Les demandes d'intervention arrivent de toute la France. Il faut dire que l'architecture contemporaine se prête bien à ce genre "d'acrobatie". En témoigne la récente pyramide du Louvre, l'Arche de la Défense ou, plus près de nous, la Tour du Crédit Lyonnais. Grâce aux architectes des temps modernes les sociétés comme Altitech ne craignent certes pas une chute... de leur chiffre d'affaire.

 


Les techniciens de l'impossible

Le progrès - ...
Une petite entreprise Lyonnaise spécialiste des travaux au-dessus du vide  ALTITECH
Vienne. - Que peuvent faire des sportifs qui se retrouvent au chômage ? Créer leur entreprise dans laquelle ils pourront tout en travaillant, se livrer à leur passion. C'est ainsi qu'est née Altitech, à l'initiative de deux jeunes spéléologues, Bernard Volle et Didier Souche. Un cameraman de montagne, Jean-Claude Garnier connu comme cinéaste conférencier viens les rejoindre de temps en temps, tout comme les guides de haute montagne qui sont bien souvent aussi, des artisans: électriciens, maçons, peintres...
 
Leur entraînement, leur technicité et leur connaissances professionnelles leur permettent d'opérer des travaux réputés "impossible à réaliser" ce qu'on appelle les travaux d'altitude : réfection de clochers, peinture de silos ou de châteaux d'eau, installations d'enseignes, poses d'antennes, débroussaillages de parois verticales, etc... Parmi leurs derniers chantiers : la sonorisation du stade de Gerland, la pose du système d'éclairage de la Halle Tony Garnier, l'installation de projecteurs sur les bâtiments d'Interpole à Lyon.
 
Chacun y trouve sont intérêt : les guides de haute montagne (notamment Chamonix) qui ont là une activité d'appoint non négligeable et... les clients puisque l'utilisation du matériel d'alpinisme et de spéléologie évite d'avoir recours aux nacelles et aux échafaudages, si long à monter et à démonter, d'où un gain considérable de temps et par conséquent d'argent.
 
Le Ministre de l'équipement, l'EDF, la ville de Lyon, ont d'ailleurs recours à leurs services. Le chiffre d'affaire d'Altitech grimpe lui aussi, et cette petite entreprise partie de Chassieu et de Villeurbanne, travaille maintenant dans toute la France et même à l'étranger : la Belgique, la Suisse et l'Italie ont déjà eu recours à la compétence de ces "artisans de l'extrême", comme ils aiment à se faire appeler.

 


Peinture acrobatique

Le progrés - ...
Pendus aux tirants des grands et nouveaux câbles du pont suspendu du Rhône, les ouvriers acrobates de la société Altitech de Villeurbanne passe une couche de peinture de protection, goudron vinylique, sur les tranches hautes des deux faisceaux, des deux cotés des deux piles. Gourgoud et Meyer seront restés trois jours à la Voulte pour cette peinture acrobatique, puis le camion grue à nacelle prendra le relais pour les tranches plus basses des câbles. Un travail de protection qui fait suite au spectaculaire remplacement des câbles.
A 30 mètres de haut, peinture des câbles.

 


ALTITECH une croissance vertigineuse

Le Progrès - ...
Cette société Villeurbannaise spécialisée dans les travaux acrobatiques vient de poser les éclairages de la Halle Tony Garnier.
Les entreprises de travaux acrobatiques sont nombreuses à avoir vu le jour. Lancées par des guides de haute montagne, elles sont pour la plupart situées dans les départements alpins. Certaines ont pourtant leur siège dans la région lyonnaise comme Altitech, une société qui offre la particularité d'avoir été fondée par... des spéléologues. C'était il y a deux ans. Et Altitech s'est très vite imposée comme un partenaire régulier de la ville de Lyon et de plusieurs municipalités de la région.

Comme toutes les sociétés spécialisées dans ce type de travaux, Altitech est appelée à intervenir sur des chantiers de travaux publics - Vérifications des balmes sur les pentes de la Croix Rousse ou de Fourvière, minage, pose de grillage de protection... - et dans le bâtiment, qu'il s'agisse de travaux sur les façades ou les toits. On doit aussi à Altitech l'installation du matériel de sonorisation du stade de Gerland, la réfection du clocher de l'église de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or et, plus récemment la pose de l'ensemble du système d'éclairage de la Halle Tony Garnier. Un travail rondement mené et effectué à moindre coût, avec le concours d'une équipe de guides chamoniards conduite par Patrick Monzar, de la société Yak et Yeti.

Didier Souche l'un des deux associés d'Altitech, explique les avantages présentés par les travaux acrobatiques : La seule pose d'un échafaudage prend trois semaines. Et à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, par exemple, il serait revenu à 100 000 francs sans compter le coût d'intervention. Pour nous la facture globale s'est élevée à 125 000 francs... Pour ce qui est de Tony Garnier, il aurait été possible de travailler d'une manière classique en utilisant une nacelle, mais le coût de sa location serait revenu à 500 000 francs par jour !

Faire appel à des entreprises de travaux acrobatiques et donc particulièrement avantageux sur le plan financier et au niveau de gains de temps. D'où la croissance spectaculaire d'Altitech. Pour l'exercice 86-87 nous avons réalisé un chiffre d'affaire de 180 000 francs, précise Didier Souche. L'année suivante, il est passé à 1 million. Et pour le présent exercice, nous espérons au moins le doubler. Comme toutes les sociétés de ce type et à cause des assurances, n'a pas le droit d'embaucher de salariés. D'où la collaboration régulière apportée par des guides. Certains ne font d'ailleurs plus que ça. Et ils gagnent entre 800 et 1200 francs par jour alors que le tarif recommandé par la compagnie des guides de Chamonix pour une course en montagne est de neuf cent soixante francs. Cette concurrence ne fait en tout cas pas toujours les affaires des entreprises de travaux publics. Celles-ci apprécient de moins en moins la présence de ces "partenaires". D'où les départements travaux acrobatiques que certaines d'entre elles créent avec des gens qui n'ont pas toujours la qualification pour aller se balader au bout d'une corde...
Christian DYBICH

 


Un métier à la hauteur

Le progrès - ...
Spectaculaire et insolite... Les riverains de la Tour Turenne à Longwy Haut n'en n'ont pas cru leurs yeux quand ils ont vu s'accrocher à un long filin un homme armé d'une éponge et d'une serpillière. La casquette bien vissée sur la tête, pas inquiet du tout, cet ouvrier très spécialisé, autant amateur du balai brosse que de varappe, appartient à la société Altitech de Villeurbanne. C'est à celle-ci qu'a été confié la tâche de laver et nettoyer la façade de la Tour Turenne qui culmine à 35 mètres de haut. Les employés qui sont aussi des alpinistes chevronnés, sont surtout recrutés en fonction de leurs aptitudes physiques et de leurs capacités à vaincre le vertige. Ce nettoyage n'avait pas été effectué depuis les travaux de rénovation de la façade, il y a huit ans!  L'OPAC qui a entrepris un énorme travail de réhabilitation de ces immeubles sur le secteur, ne pouvait pas laisser une façade sale dans un environnement refait à neuf. De toute manière, un métier à la hauteur en somme... Trente-cinq mètres en rappel pour un coup d'éponge. Qui dit mieux?

 


Les ouvriers de l'impossible

Le Progrès - ...
Appliquer les techniques de l'escalade dans les secteurs du bâtiment, des T.P. ou du génie civil, c'est le pari tenté et (presque) gagné par Altitech. Une entreprise de Chassieu créée par trois... spéléos !
 
« Regarde ! C'est comme à Incroyable mais vrai... » Un mercredi de Mai, 16 heures. La petite église de Corbas n'en revient pas. Jamais encore son clocher qui ne brille pas il est vrai par son originalité n'avait été la cible d'autant de regards et l'objet d'une telle curiosité. Une quinzaine de gamins s'attarde sur deux hommes qui, selon eux, « s'amusent à faire de l'escalade sur le mur de l'église » Incroyable, mais vrai... ils ne font pourtant que passer un coup de pinceau sur une charpente ternie par le temps. Encordés, accrochés à leurs baudriers.

N'est pas alpiniste qui veut. Encore moins s'improvise-t-on spécialiste de travaux en altitude. Les métiers dits à « hauts risques » existent, et connaissent même depuis quelques années un développement considérable. L'entreprise C.A.N., installée dans la Drome depuis 10 ans a fait beaucoup de petits dans toute la région Rhône-Alpes. Tout particulièrement dans les zones de montagne, là où une intervention de type classique, avec un échafaudage ou une nacelle, est du domaine de l'impossible. La région lyonnaise n'échappe pas à la règle. Deux entreprises, spécialisées dans les « travaux à grandes hauteurs » ont vu le jour ces dernières années. ELITE, installée à Oullins et ALTITECH à Chassieu.

Baudrier, tourne vis et tronçonneuse...
Créée en octobre 86, cette dernière est le fruit d'une passion commune aux trois associés qui lui ont donné vie. Bernard Volle, Didier Souche et Yves ne sont pourtant pas des alpinistes ni des grimpeurs, mais des spéléos, plus habitués aux sous-sols du plateau du Vercors ou du massif de Chartreuse qu'à purger les falaises ou nettoyer des cheminées hautes de p^plusieurs dizaines de mètres. Mais depuis un moment déjà les trois membres du spéléo club de Villeurbanne avaient leur idée en tête. Car malgré la formation d'électricien de Bernard Volle, et les connaissances de ses deux collègues des métiers du bâtiment, les trois future « ouvriers de l'impossible » étaient sans emploi.

C'est donc sans la moindre hésitation qu'ils se lancèrent dans l'aventure, bien décidés à s'accrocher, cordes et baudriers comme outil indispensable, échangeant au gré des contrats un pinceau pour une éponge, un tourne vis pour une tronçonneuse. Leur premier chantier les mis rapidement dans le bain : la sonorisation de la tribune du stade de Gerland, qui nécessite l'embauche temporaire de guide de haute montagne spécialisés.

C'est pas le tout de grimper encore faut-il être capables de faire des trous en même temps a expliqué Bernard Volle, le gérant de cette S.A.R.L. C'est uniquement lorsque lui et ses associés sont confrontés à un "problème technique" qu'il fait appel à des guides. «Ce sont des travailleurs indépendants qui sont très souvent spécialisés dans tel ou tel type de travail.»

Depuis sa création, Altitech a multiplié les interventions de débroussaillage de falaises, réparation de clochers d'églises, réfection sur édifices, cheminées, tours, ponts, passerelles, nettoyer une centrale nucléaire, etc... En un mot, tout ce qui est placé au dessus du sol et difficile à atteindre les intéresse. Rien de semble leur faire peur. Ni l'eau ni le vide. Et malgré l'arrivée récente de cette forme d'entreprise, le marché parait plus que porteur. Car la où un échafaudage était indispensable. Il y a encore peu de temps, des hommes comme ceux d'Altitech sont capables d'intervenir plus rapidement et a moindre coût. D'ou leur attrait. La ville de Lyon, la D.D.E.. E.D.F.. leur font déjà confiance.

Les trois spéléos ne cachent pas que l'une de leurs premières motivations était d'exercer un métier ou leur passion était souvent présente. Le curage d’un puits de plusieurs dizaines de mètres de profondeur est pour eux une partie de plaisir. "Si on part du principe que l'on fait quelque chose d'impossible a faire par la très grande majorité des gens, c'est vrai qu'en quelques sortes on est des aventuriers" affirme Didier Souche, qui avec ses 21 ans est le cadet de l'équipe. Et qui écarte rapidement de la main toute notion de danger. "Si on fait notre métier correctement, ce n'est pas dangereux. On n'est pas des casse-cou. On est seulement conscients de ce qu'on fait, car on tient à notre vie". Lui préfère parler de sensations fortes. De celles qu'il aimerait ressentir en «nettoyant une cheminée de refroidissement de centrale nucléaire. Ou en peignant une plate-forme de forage en mer...»
Manuel de Fonsecs